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Casino dans le ciel

Les mesures contre les tricheurs est la surveillance, une évidence evidente du casino. Pratiquement chaque joueur sait qu'il y a une système de surveillance au casino parce que pratiquement chaque joueur a posé des questions ces ces bulles noires étranges qui pendent prétentieux du plafond, dispersées au-dessus du plancher entier du casino. Quelques plus grands casinos ont plus de 200 de ces bébés, tous qui sont surveillés chaque moment, et tous reliés à un machine de bande vidéo.

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L’arnaque

Les fraudeurs sont encore d’une autre race de joueur. Les considérations sur la chance les intéressent peu, leur moyen de gagner, c’est d’empoigner l’argent qui passe par leur portée. Ce sont souvent de véritables artistes qui laissent libre cours à l’imagination. Certains fraudeurs de base s’enduisent la manche de colle, et laissent traîner leurs coudes sur les tables. D’autres utilisent des machines électroniques pour communiquer entre eux on en découvrit deux à une table de chemin de fer. Celui qui jouait, assis, recevait, en impulsions électriques sur la cuisse, les totaux des cartes de ses adversaires émis par son camarade qui se promenait négligemment autour de la table.
Les manipulateurs se risquent parfois eux aussi dans l’enceinte des casinos. L’un d’eux fut arrêté à Cannes dans l’exercice de ses fonctions il y a quelques années. Pour échapper au physionomiste, qui aurait pu le reconnaître comme interdit de jeu, il s’était coiffé d’une perruque et déformé les mâchoires avec des balles de ping pong.
Bille Davis, un Américain, a tenté un gros coup, et il a failli le réussir. Il a été arrêté à Monte-Carlo l’année dernière au mois d’août, le soir du Bal de la Croix-Rouge qui rassemble le Gotha européen dans le fameux salon des Etoiles du Sporting d’été. Dans une salle de jeu casino attenante, Bilié Davis jouait au chemin de fer contre un Libanais qui perdait très gros, lorsqu’on aperçut une carte tombée à ses pieds. Comme dans les meilleurs westerns, les insultes et les coups pleuvaient dans l’effarement général lorsque la police finit par intervenir.
Moins spectaculaire, mais très lucrative, la « poussette » serait une spécialité italienne. Un petit scénario à quatre. Il s’agit de pousser une mise sur le numéro qui vient de sortir à La Roulette avant que le croupier ait débarrassé le tapis et payé les gains. L’un attire l’attention en contestant, l’autre se penche et gesticule, le troisième pousse la mise et le quatrième réclame les gains.

La valse des croupiers

Le plus facile reste de s’associer avec un croupier. Dans la valse des jetons et des plaques, ils sont nombreux ceux qui aimeraient bien arrondir leurs fins de mois avec des risques minimum. Seul, ou en accord avec le caissier, le croupier peut déjà, opérations classiques, tendre la monnaie en moins au joueur normal, ou en plus à un baron, un associé. Les valets de pied peuvent participer : le croupier jette un jeton avec les tickets de prélèvement, le valet balaye, ramasse et partage.
Plus risqué, mais si simple : se glisser une plaque dans la chaussette ou dans le slip. Jamais dans les poches, puisque les croupiers n’en ont pas : le règlement exige qu’elles soient cousues. L’affaire du Rhul en 1978 a été déclenchée par un inspecteur qui aperçut un croupier en train de glisser une plaque de 1 000 francs dans sa chaussette. Les croupiers, révéla l’enquête, auraient ainsi détourné 330.000 francs, à coup de plaques de 1 000. C’est encore en association que les affaires marchent le mieux. Vers 2 ou 3 heures du matin, quand le chef de table somnole et que les joueurs sont absorbés dans leurs émotions, les croupiers pratiquent volontiers la poussette au profit de leur « baron ». De beaux bénéfices parfois 800 000 francs pour 35 croupiers et 8 « barons » à Dieppe en 1978 et 1979. Le casino, fait unique dans les annales, s’était retrouvé déficitaire.
Plus simple encore, les croupiers payent des gains carrément fictifs, ou récupèrent les « orphelins » pour leurs complices. Ces mises non réclamées sont supposées enrichir le bureau d’aide sociale de la ville, mais les « barons » en raffolent. A Forges-les-Eaux, tous ces orphelins agrémentés de poussettes ont rapporté 1 000 000 francs à 23 croupiers et leurs 10 « barons» en 1981. La direction du casino n’obtenait d’ailleurs aucun dommage ; le tribunal a estimé qu’elle était parfaitement au courant des pratiques des employés.

 
         
 
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